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Sommet international du pétrole à Paris : quel avenir pour l'énergie mondiale ?

Le 05 Mai 2017 à 16h33

Lorsqu'ils se réunissent à Paris à l'occasion du Sommet international du pétrole, les acteurs internationaux du secteur analysent la situation actuelle et dessinent les tendances énergétiques de demain. Quelles perspectives pour le pétrole ou le gaz ?

Nordine Aït-Laoussine : "Messieurs, chers collègues, bonjour tout le monde et bienvenue au 18e Sommet international du pétrole".

Pourquoi un Sommet international du pétrole ?

Pierre Terzian : "Nous avons décidé il y une vingtaine d’année avec l’IFP, l’Institut français du pétrole et Pétrostratégies, de faire de Paris un centre de rencontre entre des décideurs de l’industrie énergétique. C’est important que ces gens-là viennent ensemble, il y aujourd’hui deux-cent-cinquante personnes à peu près ici qui échangent leurs opinions sur l’analyse de la situation actuelle et les perspectives du marché de l’industrie pétrolière, de l’industrie gazière".

Didier Houssin : "Et je crois que c’est important de montrer que sur la géopolitique de l’énergie, la géopolitique du pétrole, la France a un rôle particulier à jouer, le fait que ce sommet ait lieu ici, je pense à une signification importante pour souligner la bonne coopération qui existe entre nos industriels et les pays producteurs".

Bastien Alex : "Je pense que l’idée de ce genre de rencontre c’est à la fois de se faire rencontrer les acteurs de la planète pétrole, c’est-à-dire avant tout les gouvernements, des représentants des entreprises nationales et des entreprises privées pour discuter un petit peu de l’état du marché, des perspectives. Donc on est là un peu pour voir un petit peu quels sont les points de vue de chacun et quelles sont les tendances qui se dessinent".

Amin H. Nasser : "Des trillions de dollars d’investissements ont disparu des marchés pétroliers, soit les projets ont été annulés ou abandonnés".

Etat des lieux de l'industrie pétrolière

Pierre Terzian : "Le pétrole à peu près représente un tiers de la consommation en énergétique dans le monde, compte tenu de tous les bouleversements que le marché a connu, que le pétrole ait gardé sa place avec un tout petit recul, c’est quand même extraordinaire".

Didier Houssin : "Et on va avoir besoin de beaucoup d’investissements dans le pétrole, faute de quoi on aura un choc pétrolier à la hausse aussi dans quelques années, qui serait extrêmement mauvais pour les pays consommateurs et aussi pour les pays en développement où on voit une continuation d’augmentation de la demande compte tenu de l’augmentation de la population, compte tenu de l’enrichissement et compte tenu de la demande de mobilité. Le risque que l’on court c’est que d’ici trois ou quatre ans on aura une insuffisance d’offre".

Quels sont les défis pour les pétroliers ?

Patrick Pouyanné : "Nous rêvons tous d’un monde stable pour le prix du pétrole. Mais malheureusement cela n’arrivera jamais. Je n'ai jamais cru au fait qu’un prix sera stable, ça n’existe pas, il y a des cycles, et donc le principal défi c’est d’être résistant face à cette volatilité, et pour faire cela, bah c’est ce que nous faisons chez Total, il faut baisser notre point mort, donc être sérieux sur les coûts, et puis, il faut aussi, ce que je crois beaucoup, avoir une stratégie intégrée, c’est-à-dire pas seulement produire, mais aussi raffiner, transformer".

Quels sont les défis du secteur ?

 

Didier Houssin : "La problématique c’est de produire des produits pétroliers qui soient propres, qui minimisent leur impact en termes de gaz à effet de serre, qui en termes d’émissions de polluants classiques soient de plus en plus propres et qui permettent de faire face à l’augmentation de la demande tout en se préparant à une diversification du mix énergétique".

Rokneddine Javadi : "La République islamique d’Iran est prête à subvenir aux besoins mondiaux en gaz naturel à partir de nos propres réserves".

Pierre Terzian : "Le défi c’est la transition énergétique bien sûr, c’est de faire du pétrole une énergie efficace, abordable, pour que tout le monde en profite, préparer l’avenir, faire du gaz une source d’énergie d’avenir, parce que vraiment le gaz a un rôle très important à jouer dans la transition énergétique. Voilà les objectifs de la rencontre".