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Métaux : une consommation qui augmente avec le développement des énergies et des technologies

Le 19 Juil 2017 à 16h21

La croissance des besoins mondiaux en énergies et en technologies augmente la consommation de métaux et autres terres rares. En effet, le développement des énergies renouvelables ne peut se faire sans métaux. Etat des lieux du marché mondial.

La population mondiale augmente. Et avec elle les besoins en éclairage, chauffage mais aussi en smartphones, ordinateurs et véhicules électriques. Parallèlement, les énergies renouvelables se développent... Bref le secteur de l’énergie est en pleine mutation.

Et ceci impacte le marché des métaux !

Quels métaux pour quels usages ?

En effet, les constructions de nouvelles centrales, d’éoliennes ou de panneaux solaires consomment aluminium, cuivre ou fer. Les batteries de nos appareils électriques sont faites de lithium ou de cobalt. L’électronique, l’éclairage basse consommation ou les voitures du futur ont tous besoin de « terres rares » comme le néodyme ou le dysprosium. Le nucléaire, enfin,  a besoin d’uranium... (qui est effectivement un métal)

Ainsi, les besoins en métaux croissent. Et entre 2005 et 2015, la production de lithium a augmenté de 20 % par an ! On estime aussi qu’en 2030, les besoins en fer seront 3,5 fois plus importants qu’en l’an 2000 ! On pense enfin qu’il faudra bientôt ouvrir une mine de terres rares par an pour répondre à l’explosion de la demande ! Et dans la plupart des cas, les réserves connues ne suffiront pas à couvrir ces énormes besoins...

La question est donc stratégique ! Et ceci crée des tensions...

Géopolitique des métaux ?

Les Etats-Unis, qui possèdent de bonnes réserves, ont choisi le secret : personne ne sait par exemple combien ils produisent de lithium. La Chine est très active : le pays investit massivement dans des mines partout sur la planète et contrôle presque 90 % de la production mondiale. Une situation qui ne devrait pas changer avec le développement des énergies renouvelables, consommatrices de métaux. Quant à l’Europe, elle paraît mal partie : elle est aujourd’hui sans réserves et, du fait d’une opinion publique peu favorable, aucun programme de recherches n’a été lancé sur son sol.

Les océans riches en métaux

Mais le salut pourrait provenir des océans, dont les fonds regorgeraient de cobalt, de cuivre ou de terres rares. Et l’Europe, avec la France qui possède le 2e domaine maritime mondial, serait bien placée pour en profiter.

Mais cette exploitation pose évidemment de réelles questions écologiques, et des voix s’élèvent en faveur de la recherche de technologies alternatives et de l’utilisation raisonnée des ressources, qui passe par le recyclage des métaux, aujourd’hui très insuffisant.

Alors, cette boulimie de métaux va-t-elle créer des conflits économiques mondiaux ? Ou incitera-t-elle l’humanité à s’engager sur la voie de la sobriété ?