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COP22 à Marrakech : le Maroc leader de la transition énergétique en Afrique

Le 16 Nov 2016 à 12h16

La COP22, qui se tient à Marrakech, pose le Maroc en leader du continent africain dans la lutte contre le réchauffement climatique. Rien ne freine l'engagement des autorités et des entreprises marocaines en faveur de la transition énergétique.

Le Maroc, exemple africain dans la lutte conte le réchauffement climatique

Petit moment d’histoire à Marrakech, le Maroc et le Mali signent une convention qui va permettre à ce pays d’Afrique Saharienne de réduire ses émissions de CO2. Mais la Tanzanie, Madagascar, les Comores ont eux aussi profité de la COP22 pour venir signer des accords comme celui-ci. Le Maroc, qui a profité de cette nouvelle conférence des Nations unies pour se poser en leader de la transition énergétique en Afrique, veut aider ses voisins à s’équiper en énergie propre.

Sonia Mezzour – Secrétaire générale de l’AMEE (Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique)

Aujourd’hui quand ils viennent chez nous, ils trouvent les solutions que nous avons mises en place il y a 10-15 ans. Par exemple avec l’accès à l’eau potable dans les années 90. Nous sommes effectivement devenus un partenaire stratégique pour les pays du sud du Sahara.

Hakima El Haite – Ministre marocaine de l’Environnement

Je pense que nous sommes un pays modèle non seulement au niveau de l’Afrique mais au niveau mondial. La plus grosse station solaire se trouve au Maroc. Nous avons mis en place les fondements pour aller vers une politique climato-résiliente qui peut être modèle pour de nombreux pays, même développés.

Les secteurs public et privé engagés pour les renouvelables

Solaire, éolien, hydraulique, les entreprises ont fait de la COP22 une vitrine pour montrer leur savoir-faire, pour conquérir les marchés en Afrique mais aussi pour prouver que sans elles, le pays ne pourra pas atteindre l’objectif fixé par le roi Mohammed VI : produire 52 % de son électricité en 2030 grâce aux renouvelables.

Faïçal Mekouar – Vice-Président Générale de la CGEM/ Patronat Marocain.

Les solutions vont venir du secteur privé car c’est lui qui va mettre en œuvre les actions pour pouvoir justement déployer les engagements des Etats et sans le secteur privé on ne peut pas avancer.

Les polémiques éternelles sur les industriels trop présents au sein des COP n’ont donc trouvé aucun écho à Marrakech. En revanche, une question a suscité l’intérêt de tous les acteurs africains de la transition énergétique : les grandes nations signataires de l’accord de Paris vont-elles verser enfin les fameux milliards de dollars promis pour aider les pays émergents ?

Saïd Mouline – Directeur générale de l’ADEREE (Agence Nationale Marocaine pour le Développement des Energies Renouvelables)

Il ne faut pas répéter les erreurs de Kyoto. L’Afrique a eu 4 % des financements de Kyoto. Aujourd’hui il faut montrer que les Etats qui en ont le plus besoin, qui souffrent le pus du changement climatique pourront avoir accès non seulement aux financements et plus facilement.

Rien ne peut arrêter le Maroc

 

L’élection de Donald Trump, climato-septique, a été très commentée à Marrakech.

Gilles Delteil – Consultant en ingénierie de l’environnement pour les entreprises / Directeur du développement QHSE-SOCOTEC.

Il devra écouter sa population, ses acteurs économiques qui prétendent intervenir dans tous les marchés du monde. Le mouvement est lancé, on ne s’arrêtera pas.

Faïçal Mekouar – Vice-Président Générale de la CGEM/ Patronat Marocain.

Ca ne me fait pas peur parce que le train est en marche.

 

Le Maroc et toute l’Afrique ont choisi de s’embarquer dans la transition énergétique quoiqu’il arrive à Washington ou ailleurs.