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La quotidienne de l'énergie du 17 juillet

Le 17 Juil 2017 à 12h06

Retrouvez votre synthèse quotidienne de l'actualité énergétique, en France et dans le monde !

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | INTERNATIONAL

> COURS DU PETROLE. Hausse des cours à la clôture de vendredi. Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI) a pris 46 cents à 46,54 dollars sur le contrat de livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a gagné 49 cents à 48,91 dollars sur le contrat pour livraison en septembre à l’Intercontinental Exchange (ICE). « D’une attitude très négative en raison notamment de la hausse de la production aux Etats-Unis, le marché commence à reconnaître les signes d’un rééquilibrage » commente Phil Flynn pour l’AFP. (AFP)

> CHYPRE. Chypre poursuivra les explorations de gaz malgré la mise en garde d’Ankara. La Turquie envoie sa flotte au large de l’île. S’exprimant ce jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères a indiqué que son pays prendrait des mesures contre l’exploration de gaz engagée par les autorités chypriotes, sans donner plus de détails. Chypre a répondu qu’elle continuera l’exploration des gisements gaziers au large de l’île : « Notre perception c’est que la Turquie continuera à nous défier d’une manière ou d’une autre » déclare le ministre chypriote grec de l’Energie. La Turquie a envoyé deux frégates et un sous-marin au large de l’île en rétorsion, afin de surveiller les activités chypriotes. (AFP, Reuters)

> GAZ. Les Etats-Unis pèseront pour 22% de la production mondiale de gaz en 2022. Selon le nouveau rapport annuel de l’Agence internationale de l’Energie (AIE), les Etats-Unis compteront parmi les trois premiers exportateurs mondiaux de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2022, à hauteur de 22% de la production. De plus, la capacité mondiale d’exportation de GNL passera de 490 à 650 milliards de m3 d’ici à 2022, soit une hausse de 33%, compte tenu des projets en cours de construction. (Les Echos)

> NORDSTREAM 2. Les acteurs craignent les sanctions américaines à l’encontre de la Russie. Le Sénat américain a voté un projet de loi qui pourrait menacer d’amendes, de restrictions bancaires et d’exclusion des appels d’offres américains les entreprises européennes participant à la construction de pipelines russes. Or cinq grands groupes européens participent au projet mené par Gazprom, Nord Stream 2, qu’ils doivent financer à hauteur de 10 % chacun. Des dirigeants d’entreprises et personnalités politiques européens ont réagi en appelant cela une « ingérence dans les affaires européennes ». Les États européens vont par ailleurs devoir décider de donner mandat ou non à la Commission européenne sur ce type d’infrastructures. (Les Echos).

> AIE. La demande mondiale de pétrole augmentera encore en 2018, prévoit l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Selon son rapport mensuel publié ce jeudi, l’AIE prévoit une hausse de la demande de 1,5% pour l’année 2017, pour s’établir à 98 millions de barils par jour, une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre sur l’année 2018. En revanche, le déséquilibre avec l’offre va perdurer en raison du niveau élevé des stocks mondiaux et du « relâchement de la discipline » pour respecter les quotas de productions des pays membres de l’Opep et de leurs partenaires. (The Wall Street Journal, La Tribune)

> BP. Utiliser la technologie des missions spatiales pour la découverte de pétrole, le prochain défi de BP. Dans un entretien au Times, le directeur de BP Technology, Ahmed Hashmi, affirme que Beyond Limits, une start-up californienne qui adapte la technologie spatiale pour l’industrie rachetée par BP il y a un mois, est en train de convertir l’intelligence artificielle des outils de la Nasa pour améliorer l’exploitation des champs pétroliers. Selon M. Hashmi, les sites d’exploitation pourraient se libérer de la main d’œuvre et être automatisés d’ici 10 ans. (The Times)

> TUNISIE. Les députés tunisiens votent aujourd’hui l’attribution de deux permis de prospection d’hydrocarbures, aux sociétés YNG Energy Limited de Singapour, et Mazarine Energy des Pays-Bas. Selon Libération, cette méthode d’attribution à travers le vote des députés, une première en Tunisie, est un progrès démocratique qui cependant, « n’éclipse pas les risques de corruption et de pollution », deux risques qui motivaient pourtant ce mode d’attribution. (Libération)

> DIESELGATE. Contrairement à ses affirmations, Daimler serait effectivement impliqué dans le scandale du dieselgate. Selon plusieurs médias allemands citant des documents de l’enquête judiciaire en cours, le constructeur automobile aurait manipulé deux types de moteur pour les faire paraître moins polluants. La commission allemande d’enquête sur Volkswagen a convoqué les équipes de Daimler jeudi afin d’entendre leurs explications et le parquet de Stuttgart a ouvert une enquête en mars contre deux employés du groupe pour des soupçons de « fraude » et de « publicité mensongère ». (Süddeutsche Zeitung, Les Echos)