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La quotidienne de l'énergie du 14 novembre

Le 14 Nov 2017 à 12h03

Retrouvez votre synthèse quotidienne de l'actualité énergétique, en France et dans le monde !

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | INTERNATIONAL

> COURS DU PETROLE. Le pétrole hésitant. Le prix du baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en décembre a gagné 2 cents, pour clôturer à 56,76 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a terminé à 63,05 dollars, en baisse de 47 cents sur le contrat pour livraison en janvier à l’Intercontinental Exchange (ICE). (AFP)

> ADIPEC. Ouverture de la conférence et exposition internationale du pétrole à Abu Dhabi (Adipec) dans l’optimisme. La conférence s’est ouverte lundi alors que les cours du pétrole étaient légèrement remontés. Dans ce contexte, le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis a affirmé qu’il existe une quasi-unanimité sur la prolongation des coupes de production. Les membres et partenaires de l’Opep devront s’entendre sur la durée de la prolongation lors de leur réunion à Vienne fin novembre. (La Tribune, Gulfnews)

> EMIRATS. Adnoc veut coter à la Bourse d’Abu Dhabi une partie de ses filiales chargées de la distribution des carburants et des stations-service. Le Sultan Jaber, PDG du groupe pétrolier public des Emirats, Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), a fait cette annonce lors de la conférence annuelle Adipec, sans donner d’indication de calendrier. Il a précisé que la partie introduite en bourse sera minoritaire et la société restera « entièrement contrôlée par le gouvernement d’Abu Dhabi ». (AFP)

> LIBYE. La reprise de la production peut être attribuée à Mustafa Sanalla, président de la NOC, la compagnie pétrolière nationale libyenne. La production libyenne a dépassé 1 million de barils par jour cet été, pour la première fois depuis 2013. Mustafa Sanalla affirme cependant que l’objectif de production de 1,25 million de barils par jour en 2017 est « très incertain ». Il se dit conscient des défis qu’il reste à relever dont l’appétit de groupes locaux pour les revenus du pétrole, de potentiels nouveaux blocages et la manque d’investissements. En raison du violent conflit qui travers le pays, la Libye est exemptée des coupes de production de l’Opep. (Financial Times)

> IRAK. Bagdad veut porter la production de pétrole de la province de Kirkouk à un million de barils par jour. C’est ce qu’a affirmé le ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Louaïbi. Selon lui, la production de la province récemment reprise aux Kurdes est actuellement de 420 000 barils par jour. Toutefois seulement 120 000 barils sont effectivement produits quotidiennement et les exportations sont à l’arrêt. L’oléoduc gouvernemental est hors d’usage et les experts estiment que sa remise en état pourrait prendre deux ans. Le ministre a déclaré : « La priorité est la reprise de l’exportation de pétrole de Kirkouk via l’oléoduc irako-turc dès qu’il sera rétabli ou remplacé ». (AFP)

> ETATS-UNIS. Nouveau leader incontesté du pétrole. Selon l’Agence internationale de l’énergie, d’ici à 2025 les Etats-Unis représenteront 80% de la croissance de la production mondial de brut. Une montée en puissance historique et une révolution sur le marché qui s’expliqueraient par le succès du pétrole de schiste. Malgré ce boom, les Etats-Unis restent aujourd’hui un grand importateur net de pétrole. Une tendance qui pourrait s’inverser à la fin de la prochaine décennie. (Les Echos)

> PETROBRAS. Le groupe pétrolier brésilien enregistre un bénéfice net inférieur aux attentes du marché. Petrobras a annoncé lundi avoir obtenu un bénéfice net de 82 millions de dollars au troisième trimestre alors que les marchés attendaient un bénéfice de 820 millions. Le résultat est inférieur au trimestre précédent où Petrobras avait dégagé 100 millions de dollars, mais bien supérieur à l’année dernière à la même période où il avait enregistré des pertes de 4,91 milliards de dollars. (AFP)

> HYDROGENE. L’hydrogène pourrait représenter près d’un cinquième de la consommation totale d’énergie à l’horizon 2050. Une étude de McKinsey assure que « cela permettrait de réduire les émissions annuelles de CO2 d’environ 6 gigatonnes par rapport aux niveaux actuels ». Le Conseil de l'hydrogène juge « que l'hydrogène pourrait alimenter de 10 à 15 millions de voitures et 500 000 camions d'ici à 2030 ». Mais il faudrait pour cela « entre 20 et 25 milliards de dollars d'investissements par an ». (Les Echos, AFP)

> GENERAL ELECTRIC. Cure d’austérité. Le nouveau PDG de General Electric, John Flannery, a présenté lundi ses mesures pour restructurer le groupe. Les dividendes vont être divisés par deux et l’entreprise va se recentrer sur l’aéronautique, l’énergie et la santé. La politique de rémunération des dirigeants sera revue et le conseil d’administration réduit à 12 membres. Le groupe se sépare de certaines de ses filiales historiques dans l’électricité ou le transport, comme le département éclairage d’Edison. Plusieurs milliers de postes vont être supprimés. Les objectifs ont été revus à la baisse. Hier soir, GE a perdu plus de 7% en Bourse. (Les Echos, Financial Times)

> CHINE. Surplus de charbon après la transition énergétique. La Chine fait face à une rapide conversion vers les énergies renouvelables qui pourrait conduire à terme à un excédent de centrales à charbon. Les autorités chinoises vont devoir s’interroger sur le sort de ces usines qui valent des milliards de dollars. La Chine a fait le pari que 42% de son électricité proviendrait des énergies renouvelables d’ici 2030. Bien que les écologistes saluent ces engagements, Pékin pourrait se retrouver avec 90,4 milliards d’actifs bloqués d’ici à cette date. (Financial Times)

> CLIMAT. Les émissions mondiales de CO2 vont repartir à la hausse en 2017, après trois années de baisse, selon les estimations du Global Carbon Project. L’étude confirme que l’écart entre les engagements pris par les Etats et la réalité des efforts à fournir pour rester sous le cap de 2 degrés de réchauffement fixé par l’Accord de Paris est « catastrophique ». Le même terme est utilisé dans une tribune publiée lundi par la revue « BioScience », dans laquelle plus de 15 000 scientifiques issus de 184 pays notent l’arrivée d’une crise environnementale majeure à brève échéance, due à l’utilisation de matières fossiles, à la pollution des rivières et des océans, et au prélèvement sans compter des ressources naturelles. Les conséquences en termes de biodiversité, selon eux, s’annoncent irréparables. (Les Echos, Le Monde)

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | FRANCE

> CGG. Pétrole : le plan de sauvetage de CGG sur les rails. L’assemblée générale des actionnaires de CGG a approuvé hier le plan de restructuration de la dette. Le groupe pétrolier va pouvoir mettre en œuvre son plan de sauvetage, une restructuration financière pour près de 3 milliards d’euros. La restructuration a été votée par une très large majorité, recueillant entre 91 et 99% des voix. Le plan qui prévoit une injection d’argent frais pouvant aller jusqu’à 500 millions d’euros devrait permettre à CGG d’émettre les instruments financiers nécessaires à la conversion de la dette en actions. (Les Echos)

> EDF. EDF revoit ses objectifs à la baisse. Alors que l’électricien a révisé à la baisse sa prévision de bénéfice d’exploitation pour 2017 il y a deux semaines, le groupe a annoncé lundi une révision de son objectif pour l’an prochain. La promesse faite par Henri Proglio, alors PDG d’EDF, de dégager un cash-flow positif en 2018 est remise en cause. En réaction, son titre a chuté de plus de 10% à la Bourse de Paris lundi. Très endetté et de moins en moins rentable, l’électricien affirme faire face à une baisse de la demande mais aussi à l’arrêt de plusieurs réacteurs nucléaires, à de nombreux retards de maintenance et à la montée de ses concurrents. (Les Echos, Financial Times)