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La quotidienne de l'énergie du 12 janvier

Le 12 Jan 2017 à 11h43

Retrouvez votre synthèse quotidienne de l'actualité énergétique, en France et dans le monde !

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | INTERNATIONAL

> COURS DU PETROLE. Les cours du pétrole ont nettement monté hier et ainsi partiellement effacé un très mauvais début de semaine. Les observateurs ne trouvent pas de franches explications à ces hésitations, sinon l’aspect particulièrement spéculatif du marché en ce début d’année. Le prix du baril de WTI a gagné 1,43 dollar à 52,25 dollars sur le contrat pour livraison en février au Nymex alors qu’il avait plongé de plus de trois dollars au cours des deux précédentes séances. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord a rebondi de 1,46 dollar à 55,10 dollars sur le contrat pour livraison en mars à l’ICE. (AFP)

> ÉTATS-UNIS. La production de brut revue à la hausse aux Etats-Unis pour 2017. Alors que le nombre de plateformes de forage est tombé à 529 par rapport aux 1 400 de 2013, la production de pétrole a augmenté de façon surprenante. C’est l’amélioration de la productivité qui a permis cette révision à la hausse, favorisée par la technologie mais aussi la concentration de la production sur les terres les plus prolifiques et les plus rentables. Les producteurs de pétrole de schiste américain ne sont pas concernés par l’accord de limitation de la production de l’Opep mais pourraient le compromettre. (Financial Times)

> ÉTATS-UNIS. Accord sur le climat : l’incertitude règne aux Etats-Unis. Le nouveau Secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, a affirmé hier qu’il croyait en l’existence du changement climatique, tranchant ainsi avec les positions de Donald Trump. L’ex PDG d’ExxonMobil a même suggéré que les Etats-Unis devraient rester dans l’Accord de Paris sur le climat, affirmant que les « menaces du changement climatique exigent une réponse globale ». Dans la même lignée, 640 entreprises et investisseurs américains ont demandé mardi dans une lettre ouverte à Donald Trump de poursuivre la participation des Etats-Unis à cet accord. (Washington Post, Huffington Post, Les Echos )

> AIR LIQUIDE. Le leader mondial des gaz industriels et médicaux poursuit sa transformation numérique. Depuis quinze ans, le chimiste français accumule des données sur ses usines, ses cuves de stockage, ses cylindres et appareils médicaux.  « Aujourd’hui, nous sommes capables de prédire des semaines voire des mois à l’avance la défaillance d’un compresseur ou d’un échangeur » explique Olivier Delabroy, le vice-président de la transformation numérique du groupe qui mise aujourd’hui sur le développement des objets connectés. (L’Usine)

> EDF. Le groupe poursuit son expansion dans les énergies renouvelables aux Etats-Unis. Il a annoncé la mise en service en décembre et janvier de quatre parcs éoliens d’une capacité installée cumulée de plus de 708 mégawatts. « Trois de ces projets s’inscrivent dans une politique d’engagement de grandes entreprises multinationales pour la réduction de leur empreinte carbone » a souligné EDF. Ainsi, le site de Great Western dans l’Oklahoma alimentera en électricité renouvelable un centre de données de Google. EDF a également signé un contrat de fourniture d’électricité avec Marin Clean Energy pour le projet solaire Desert Harvset en Californie. (AFP)

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | FRANCE

> DIESEL. Face à l’intensification de la lutte antidiesel, les industriels doivent vite revoir leurs modèles industriels. PSA et Renault prévoient de pousser la production de moteurs à essence et de rendre les lignes d’usinage plus flexibles, ce qui représente un investissement important. Pourtant, « un moteur diesel consomme aujourd’hui 20 à 25% de moins qu’un moteur à essence » souligne Noureddine Guerrassi, ingénieur chez Delphi. S’ajoute un paramètre économique puisque le coût de plus en plus lourd des systèmes de dépollution risque d’augmenter encore le prix des modèles à gazole. (Challenge)