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La quotidienne de l'énergie du 11 janvier

Le 11 Jan 2017 à 11h25

Retrouvez votre synthèse quotidienne de l'actualité énergétique, en France et dans le monde !

ÉNERGIE & ENVIRONNEMENT | INTERNATIONAL

> COURS DU PETROLE. Les cours du pétrole ont baissé hier sur la lancée de leur chute de la veille. Les investisseurs semblent pris d’un accès général de méfiance sur les promesses de réduction de l’offre par de nombreux pays pétroliers. Le prix du baril de WTI a perdu 1,14 dollar à 50,82 dollar sur le Nymex, après avoir déjà cédé plus de deux dollars lundi. A Londres, le cours du baril de Brent a baissé de 1,30 dollar à 53,64 dollars sur l’ICE. (AFP)

> LIBYE. La production libyenne de pétrole a plus que triplé en six mois, mettant en danger l’objectif de l’Opep de faire monter les prix du brut grâce à une réduction de la production. La Libye a été exemptée de l’accord à cause des conflits perturbant sa production de pétrole depuis 2011. Mais les milices qui ont bloqué les champs de pétrole dans le passé se sont entendues avec la compagnie de pétrole nationale, ce qui a permis la réouverture des infrastructures. Ainsi, après être tombée à moins de 200 000 barils par jour l’année dernière, la production a grimpé à 708 000  barils par jour cette semaine et pourrait atteindre 900 000 cette année. (Wall Street Journal)

> IRAK. L’Irak invite la firme angolaise Sonangol à reprendre ses activités dans des champs pétroliers repris à l’organisation Etat Islamique. Les forces irakiennes avaient repris le contrôle des champs de Qayyarah et Najmah l’an passé mais des colonnes de fumée toxiques continuaient de s’y échapper longtemps après le recul des djihadistes. Ces derniers avaient incendié les puits pour ralentir l’avancée des forces gouvernementales. Selon le porte-parole du ministère du Pétrole, Assem Jihad, la majorité des puis sont sous contrôle mais neuf sont toujours en feu. (AFP)

> ARGENTINE. La production pétrolière argentine est sur le point de redécoller. Les compagnies de gaz et de pétrole se sont engagées à investir au moins 5 milliards de dollar en Argentine cette année et à plus que doubler cette somme dans les années à venir. Cette annonce intervient après que les syndicats ont accepté d’abaisser les coûts du travail, a affirmé le président Mauricio Macri. « Nous aurions sûrement investi 20% à 30% moins cette année sans cet accord » a déclaré le président de la compagnie argentine YPF. (Wall Street Journal)

> ROYAUME-UNI. Le gaz de schiste menace la forêt de Sherwood. Le Royaume-Uni vient de délivrer un permis d’exploration à la compagnie Ineos, provoquant l’indignation des habitants et de l’association Les Amis de la Terre qui s’inquiètent notamment de la contamination de la « deuxième plus importante nappe phréatique du pays ». Le gouvernement britannique rêve d’une révolution énergétique similaire aux Etats-Unis mais, sous la pression des habitants et écologistes, il n’y a pas eu de fracturation hydraulique dans le pays depuis six ans. Deux sites viennent toutefois de recevoir un permis malgré les recours judiciaires. (Le Monde)

ENERGIE & ENVIRONNEMENT | FRANCE

> NUCLÉAIRE. Bruxelles donne son feu vert au sauvetage d’Areva. La Commission européenne a estimé que le projet d’injection de capital de 4,5 milliards d’euros dans Areva par l’Etat français serait conforme à la réglementation européenne existante en matière d’aides d’Etat. La décision est subordonnée à un certain nombre de conditions, y compris la cession des activités nucléaires du groupe et une conclusion positive des tests de sécurité en cours d’un réacteur nucléaire. Avant de pouvoir vérifier que toutes les conditions sont remplies, la Commission autorise la France à accorder un prêt intermédiaire de 3,3 milliards au groupe. (Les Echos, lemonde.fr, La Tribune, Le Figaro)

> FESSENHEIM. Le projet de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim se complique à nouveau. Le 24 janvier, EDF réunit son conseil d'administration pour se prononcer sur le protocole d'indemnisation conclu entre l'électricien et l'État. Ce protocole, négocié sur une base de 446 millions d'euros, permettra d'amorcer le processus d'arrêt définitif du site. Cependant, Le Canard enchaîné indique que ce conseil pourrait être repoussé après l'élection présidentielle. En effet, il n’est pas certain que le protocole soit ratifié : les administrateurs des pouvoirs publics ne peuvent pas voter, pour éviter tout conflit d'intérêt, et aucune majorité claire n’émerge à ce jour. (Le Figaro)