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Les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence parlent aussi d'énergie et d'environnement

Le 12 Juil 2017 à 17h35

Cette année, les Rencontres économiques d'Aix-en-Provence avaient pour thème « à la recherche de nouvelles formes de prospérité ». L'occasion pour nous de rassembler les témoignages d'invités de marque sur l'énergie et l'environnement, des sujets clés sans lesquels aucune prospérité ne serait possible.

Pourquoi se rendre aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence ?

Thomas Pesquet, Astronaute

Pourquoi je viens aux Rencontres d'Aix ? Parce qu'on m'a invité, premièrement. Et puis pour faire passer ce message, pour dire : qu’est-ce qu’on fait dans l’espace, pourquoi c'est important pour tout le monde.

Christian Clot, explorateur

Alors je viens aux Rencontres économiques d'Aix aussi parce que j'ai un message à faire passer à ces gens.

Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des économistes

L'idée des Rencontres d'Aix cette année, c'est de réfléchir à ce que peut être la prospérité.

Les Rencontres « à la recherche de nouvelles formes de prospérité »

Philippe Wahl, PDG du groupe La Poste

La nouvelle prospérité, elle est liée aux nouvelles technologies. Et donc que les Rencontres d'Aix se posent plusieurs heures sur tous les problèmes des nouvelles technologies me paraît absolument essentiel.

Nicolas Colin, The Family

Puisqu'on est dans une économie en transition numérique, elle est portée par des nouvelles technologies, par des technologies numériques vers des nouveaux modèles, vers des nouvelles formes de production, de consommation. Et on est encore au tout début, malheureusement, du processus de compréhension de ce qui se passe.

Patrick Pouyanné, PDG du groupe Total

Indiscutablement, les technologies évoluent et nous en sommes acteurs. Si nous avons investi dans une société comme Saft, qui fait des batteries, c'est qu'on voit bien que les technologies évolueront.

Nicole Notat, PDG de Vigeo EIRIS

Les grands décideurs sont aujourd'hui concernés par des défis énergétiques, le changement climatique, l'avenir de la planète. Ils sont concernés aussi par des défis d'inégalité de développement dans le monde.

Christian Clot, explorateur

Et finalement, si on est capable de trouver des solutions propres qui permettent au monde de se développer sans détruire, cette richesse-là sera positive. Donc la prospérité dans l'idée qu'elle doit continuer de développer l'humain pour donner à chacun la capacité de vivre avec décence et en équité, eh bien, je crois qu'on est dans la bonne direction, mais encore faut-il avoir le courage de le faire.

Réussir la transition énergétique pour protéger l’environnement

Augustin Landier

Au fond, les grandes entreprises ont de plus en plus un rôle important à jouer dans l'idée de réfléchir à la responsabilité sociale ou même environnementale de l'entreprise.

Corinne de Bilbao, PDG de General Electric France

Le choix même du mot "prospérité", ça démontre bien que les entreprises ne sont pas là que pour faire des profits, elles font aussi partie de l'écosystème. Et on se rend compte que dans les précédentes mutations technologiques, voire dans la globalisation, on n’a pas forcément toujours bien accompagné les gens.

Patrick Pouyanné, PDG du groupe Total

En fait, maintenant, notre question, c'est notre richesse, comment la rendre plus utile, comment rendre à la société, qui aspire à être meilleure. Et je pense que le terme de prospérité couvre à la fois cette notion de richesse et puis de progrès social, de progrès sociétal, et nous voulons plutôt rester un major de l'énergie dans 25-30 ans. Donc faire évoluer nos métiers, et en même temps, sans être naïf, et en sachant aussi qu'on aura besoin de produire encore du pétrole et du gaz, mais qu'il y aura d'autres énergies.

Isabelle Kocher, DG du groupe Engie

Plus il y aura un prix du carbone significatif, et plus la bascule va s'opérer rapidement. Nous, la bascule, nous avons décidé de la faire parce que nous sommes convaincus que notre groupe en retirera, en termes d'attractivité, des bénéfices.

Nicolas Colin, The Family

Nous, à The Family, on pense que la transition énergétique est une transition numérique, que les mieux placés pour orchestrer la transition énergétique, ce ne sont pas les pouvoirs publics, ce sont les entrepreneurs qui vont déployer des nouvelles formes de production et de consommation d'énergie. Et quand l'innovation se cristallise, qu'elle révèle son potentiel, il faut mettre derrière tout le poids des pouvoirs publics pour les aider à se développer.